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Mort d'un pionnier de la plongée
- par Laurence_P le 16/02/2012 @ 20:43
Décès à Marseille d'Henri-Germain Delauze fondateur de la Comex et pionnier de la plongée industrielle Dépêche AFP 15 février 2012 | Henri-Germain Delauze, pionnier de la plongée sous-marine et fondateur de la Comex, célèbre société Marseillaise qui fut un temps le leader mondial des travaux sous-marins, est décédé mardi en début d'après-midi à son domicile marseillais, a-t-on appris auprès de sa famille. Né le 17 septembre 1929 à Cairanne dans le Vaucluse, Henri-Germain Delauze, jeune ingénieur des Arts et Métiers, avait découvert la plongée durant son service militaire à Madagascar en 1949. Il avait ensuite rejoint l'équipe du commandant Cousteau et ainsi participé aux premières plongées archéologiques entre 1952 et 1955. Puis après avoir dirigé la construction d'un tunnel autoroutier à la Havane (Cuba) comme employé de la société des Grands travaux de Marseille, il avait décidé de créer sa propre entreprise, la Compagnie maritime d'Expertise (Comex) en 1961. Durant quelques années, il s'était partagé entre le développement de son entreprise et l'épopée du bathyscaphe pour le compte de la Marine nationale. Dans les années 70, l'appétit pour le pétrole offshore allait booster la croissance de sa compagnie pionnière dans les travaux sous-marins, qui a multiplié les records de plongée et les innovations technologiques, notamment dans la mise au point des caissons hyperbares. Dans ces années fastes, la holding Comex SA avait ouvert des filiales sur tous les champs pétrolifères de la planète, mais dans les années 90, lâché par les banques, Comex Service est vendu au groupe américano-luxembourgeois Stolt Tankers et Terminals. Diminué après un accident de plongée, il restait président de la Comex redevenue une petite entreprise, qui venait de fêter ses 50 ans d'existence et dont il avait donné la direction générale à sa fille Michèle Fructus. Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, a fait part mardi soir de sa "tristesse et de son émotion", saluant la mémoire d'un homme qui "a permis aux technologies sous-marines de faire un bon en avant" et qui "est toujours resté fidèle à Marseille". |
La plongée et les femmes
- par Laurence_P le 16/01/2012 @ 13:23
Un plongeur sur trois est une plongeuse
Hélène de Tayrac, organisatrice du salon de la plongée revient sur la thématique du 14e édition qui s'est achevée lundi : La féminisation sur les bateaux a longtemps tardé. Voici en intégralité l'interview qu'elle a accordé au Parisien et dont des extraits ont été publiés dans ce journal le dimanche 15 janvier.
Pourquoi consacrer cette quatorzième édition du salon de la plongée aux femmes ? Parce que leur place dans le monde de la plongée est nouvelle. Quand j'ai créé le salon il y a quatorze ans, les femmes ne représentaient que 10 à 15 % des plongeurs. Au cours des cinq dernières années, il y a eu un véritable changement. Aujourd'hui, quelles que soient les sources (nombre de licenciés, chiffres des fabricants, fréquentation du salon...), on considère que les femmes représentent 30 à 35 % des plongeurs. Pourquoi les femmes sont-elles restées si longtemps exclues de ce milieu ? C'était un problème d'image. En France, la plongée est issue des militaires. C'était un sport d'hommes qui ne faisait aucune place aux femmes. Elles n'étaient pas souhaitées sur les bateaux. C'est d'ailleurs une spécificité franco-française. Dans la zone américaine,où la plongée est d'abord un loisirs, elles sont aussi, voire plus nombreuses que les hommes à pratiquer. Chez nous, comme en politique, les femmes ont eu un peu de mal à trouver leur place. Mais le mouvement est lancé et cela ne va pas s'arrêter. Est-ce qu'elles ont une approche différente ? Absolument. Les femmes pratiquent une activité où elles se font plaisir, pas un sport ultra technique. Elles ne font pas, ou en tout cas moins, la course aux niveaux. Elles n'ont pas forcément envie de plonger de plus en plus profond ou de se faire peur au milieu de gros requins. Ce n'est pas une question de capacité mais une raison de choix. Cela a d'ailleurs profondément fait évoluer l'offre de tourisme autour de la plongée. Comment le voyage plongée a-t-il évolué ? Avant, le must c'était la croisière uniquement axée sur la plongée. Maintenant on trouve de plus en plus de combinés-vacances avec des séjours mixés à quelques jours de plongée et des offres pour toute la famille. Certains centres mettent même en place des garderie... Le public est donc beaucoup plus large ? Au salon, 10 à 15 % des visiteurs ne sont pas plongeurs. Ils viennent chercher des idées de vacances au soleil avec des offres de randonnée subaquatique où l'on nage avec un masque, un tuba et des palmes. Cela plaît beaucoup à ceux qui aiment l'eau et les poissons. Le matériel a aussi changé pour s'adapter aux femmes ? La première fois que j'ai plongé, il n'y avait pas de prévu pour nous les femmes. Mes palmes étaient trop larges, faisaient mal aux pieds. Imaginez faire du ski avec des chaussures pas adaptées, c'est la galère et cela ne donne pas envie. Aujourd'hui, tous les fabricants ont des gammes pour les femmes. Elles s'achètent leur propre matériel et ne récupèrent plus le matériel de leurs hommes quand ils se rééquipent. Mieux, on se rend compte, comme pour les vêtements, qu'elles poussent leur mari à se renouveler. Les femmes dans la plongée, c'est un vrai enjeu économique ! Propos recueillis par Laurence Voyer (Article du Parisien "La plongée se féminise enfin...")
Le gaz carbonique produit par l'homme nuit aux poissons
- par Laurence_P le 16/01/2012 @ 12:12
Le gaz carbonique dans les océans perturbe le cerveau des poissons Dépêche AFP 16 janvier
La hausse des émissions de dioxyde de carbone causées par l'homme peut affecter le cerveau et les centres nerveux des poissons de mer, et menacer leur survie, souligne une étude australienne publiée ce lundi 16 janvier Les concentrations de dioxyde de carbone (gaz carbonique, CO2) dans les océans prévues pour la fin de ce siècle vont interférer avec les capacités des poissons à entendre, sentir, tourner dans l'eau et échapper à leurs prédateurs, ajoute cette étude réalisée par le Centre d'excellence pour l'étude des coraux, chapeauté par le Conseil australien de la recherche. Ses chercheurs ont testé pendant des années les aptitudes des jeunes poissons des coraux, dans des eaux de mer contenant de hauts niveaux de gaz carbonique dissous. "Et il est à peu près certain qu'ils enregistrent une perturbation notable de leur système nerveux central, ce qui amoindrit leurs chances de survie", a déclaré Phillip Munday, un des scientifiques de l'équipe. Une forte concentration de gaz carbonique dans l'eau de mer perturbe un récepteur clé du cerveau des poissons, ajoute cette étude publiée dans la journal Nature Climate Change. Cette perturbation entraîne des changements dans le comportement des poissons et dans leurs capacités sensorielles. "Nous avons découvert qu'un taux élevé de gaz carbonique dans l'eau peut interférer directement avec les fonctions de neurotransmission des poissons, ce qui représente une menace directe et jusqu'alors inconnue pour la vie marine", a déclaré le professeur Munday. Lors des expériences, les chercheurs ont constaté que les bébés poissons souffraient plus de ces perturbations que leurs prédateurs. "Nos travaux montrent que l'odorat des bébés poissons était affecté par une hausse du gaz carbonique dans l'eau, ils avaient plus de mal à trouver les récifs de coraux, ou à détecter l'odeur d'un poisson prédateur", a-t-il ajouté. L'ouïe des poissons était également affectée, a montré l'étude. Les poissons perdaient aussi leur instinct pour tourner à droite ou à gauche, un facteur crucial lorqu'ils évoluent en groupe. Phillip Munday a souligné que quelque 2,3 milliards de tonnes de CO2 d'origine humaine se dissolvaient dans les océans de la planète chaque année, provoquant un changement dans la composition chimique de l'environnement marin.
Des requins hybrides
- par Laurence_P le 03/01/2012 @ 16:21
Les premiers requins hybrides découverts au large de l'Australie Dépêche AFP 3 janvier 2012
Des scientifiques annoncent avoir découvert les premiers requins hybrides au monde dans les eaux australiennes, signe probable, selon eux, que ces prédateurs s'adaptent au changement climatique. La reproduction croisée du requin australien à pointe noire, qu'on trouve près des côtes de ce pays, avec celle du requin à pointe noire trouvé ailleurs dans le monde, a des implications pour l'ensemble de ces animaux, a estimé le chercheur Jess Morgan, de l'université du Queensland. "C'était très surprenant car personne n'a encore vu de requin hybride auparavant. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut imaginer facilement", a-t-il dit à l'AFP. "C'est l'évolution en direct". Les premiers résultats de l'étude suggèrent que les hybrides sont robustes et parviennent à se reproduire, a ajouté Colin Simpfendorfer, de l'université James Cook, qui a participé aux travaux de recherches. Les scientifiques ont étudié 57 specimens de ces requins hybrides. Les chercheurs effectuaient des travaux au large de la côte est de l'Australie, pour répertorier la faune, lorsque des tests génétiques ont montré que certains requins appartenaient à une espèce donnée alors qu'ils avaient les caractéristiques physiques d'une autre espèce. Le requin à pointe noire australien est plus petit que son cousin plus commun et ne peut vivre que dans des eaux tropicales. Ses descendants hybrides ont en revanche été retrouvés à 2.000 km vers le sud, dans des eaux beaucoup plus froides. En se reproduisant avec l'espèce commune, le requin australien accroit son habitat naturel, a expliqué Jess Morgan. "Cela permet à des espèces limitées aux eaux tropicales de vivre dans des eaux plus tempérées", a-t-il ajouté. Si les specimens hybrides se révèlent plus robustes que leurs parents "de pure race", ils pourraient les remplacer petit à petit, a ajouté Colin Simpfendorfer. "Je ne sais pas si c'est le cas ici, mais nous savons qu'ils sont viables, qu'ils se reproduisent et qu'il y a plusieurs générations d'hybrides", a-t-il déclaré. "Ils semblent être des animaux tout à fait sains". Ces requins hybrides étaient nombreux, représentant dans certains endroits jusqu'à 20% de la population totale de requins à pointe noire évoluant près des côtes australiennes. Mais ils ne semblent pas pour le moment provoquer une baisse de la population de leurs parents de pure race, a noté Jess Morgan.
La Comex, une histoire de plongeurs
- par Laurence_P le 21/12/2011 @ 16:44
La Comex, qui a conquis les mers du monde, redevient une petite entreprise Agence France Presse 21 décembre 2011
Cinquante ans d'histoire et une palanquée de records: la Comex, qui fut un temps le leader mondial des travaux sous-marins, a multiplié les innovations technologiques, défriché les métiers de la plongée profonde, sans parvenir cependant à vraiment pérenniser ses conquêtes sur le plan industriel. En se désengageant, à la mi-novembre, de Cybernétix S.A., une filiale spécialisée dans la création de robots, la Compagnie maritime d'Expertise (Comex) est redevenue une petite entreprise... comme à ses débuts. Un "artisan de luxe", qui génère 4 millions d'euros de chiffre d'affaires avec "un corps d'élite de 40 salariés", souligne Michèle Fructus, directrice générale de la société et fille du fondateur. On est loin du temps de la splendeur, dans les années 80, époque où Comex Service, la division spécialisée dans le pétrole offshore, possédait une trentaine de filiales internationales et dégageait 1,25 milliard de francs de CA (190 millions d'euros). Avec ses plongeurs, ses sous-marins et ses robots téléguidés, la Comex a été souvent sollicitée pour des missions complexes, comme en 2004 après le crash d'un Boeing en mer à Charm el-Cheikh pour rechercher les morceaux de l'avion. L'épopée de cette société marseillaise est indissociable de l'histoire de son président fondateur, Henri-Germain Delauze : dans les années 50, jeune ingénieur des ponts et chaussées, il découvre la plongée durant son service militaire à Madagascar. Après un passage dans l'équipe du commandant Cousteau, il fonde la Compagnie en 1961. Dans les années 70, l'appétit pour le pétrole offshore va booster la croissance de la Comex. La holding ouvre des filiales sur tous les champs pétrolifères de la planète. "On nous posait un problème, on concevait une solution", affirme Michèle Fructus. En 1964, la Comex met au point des caissons hyperbares pour éviter les accidents de décompression, puis développe "les tours de plongée", sortes d'ascenceurs qui permettent "des plongées en saturation" très profondes. L'entreprise va également travailler sur les mélanges gazeux respiratoires et les records tombent... En 1992, dans les caissons du centre d'essais à Marseille, le record du monde de plongée simulée est établi à moins 701 m. "Les fluctuations des cours du brut nous ont obligés à nous diversifier," explique Mme Fructus. Ainsi début 90, Comex SA va adapter son savoir-faire à "d'autres milieux hostiles". Comex Nucléaire est créée après un appel d'offres pour intervenir sur le circuit primaire d'une centrale... de même Cybernétix est montée avec des partenaires pour concevoir et réaliser des robots. La société marseillaise décline également Comex Pro pour le matériel de plongée et Comex Marine Parks pour les sous-marins de loisirs. En 1992, lâché par les banques, Comex SA doit se séparer de Comex Service, vendu au groupe américano-luxembourgeois Stolt Tankers et Terminals. En 2001, Delauze décide de vendre Comex Nucléaire à son principal actionnaire, Onet. La cession des parts de Cybernétix referme ce chapitre de la diversification. Aujourd'hui, le savoir-faire est toujours là mais la holding familiale Comex SA ne chapote plus que deux petites divisions. Le département "ingénierie des milieux extrêmes" est dédié à la fabrication de caissons hyperbares, pour l'armée ou les hôpitaux, et de machines spéciales, comme ce "tank" qui permet à l'horloger suisse Rolex de tester ses modèles Deepsea à moins 4.800 mètres. Le département des opérations maritimes est doté de deux bateaux "à positionnement dynamique" capables de rester immobiles au-dessus des zones de plongée. Plusieurs projets sont dans les cartons, notamment l'imagerie 3D des fonds marins. "Small is beautiful", les dirigeants de Comex souhaitent revenir aux métiers des origines: l'exploration subaquatique et les défis technologiques.
Difficile sauvetage de belugas dans la banquise
- par Laurence_P le 15/12/2011 @ 13:16
Le Parisien.fr, 15 décembre 2011 Le sauvetage de la centaine de baleines blanches bélugas (une espèce protégée) prisonnières de la banquise en mer de Béring est compromis par le mauvais temps. Ce dernier empêchait jeudi un remorqueur brise-glace de se rendre dans la zone de la Tchoukotka (Extrême-orient russe) où elles se sont retrouvées piégées, a annoncé le ministère russe des Transport. «Le remorqueur de sauvetage Roubine attend une amélioration des conditions météorologiques pour mener une mission pour délivrer les bélugas prisonniers des glaces», explique le ministère dans un communiqué. Le Roubine est actuellement confronté à des vents de 32 mètres par seconde et des vagues de 6 à 7 mètres de haut au large de la Tchoukotka, région située à l'extrémitié de la Russie (6.000 km de Moscou), face à l'Alaska, selon la même source. Elles risquent l'épuisement et la mortLes autorités de cette région ont appelé mercredi le gouvernement russe à dépêcher un brise-glace pour libérer les cétacés. Selon elles, ils risquent de manquer de nourriture. Par ailleurs, l'avancée des glaces réduit peu à peu les surfaces d'eau où les belugas peuvent encore venir respirer. A plus ou moins court terme, les baleines sont donc menacées d'épuisement et de mort. La baleine béluga (ou bélouga) est une espèce protégée vivant dans l'Arctique. C'est l'une des trois espèces, avec l'ours polaire et le tigre de l'Amour, faisant l'objet d'un programme de protection spécial dirigé par l'homme fort de la Russie, Vladimir Poutine. Des baleines sont régulièrement prisonnières des glaces dans l'Arctique, mais rarement en tel nombre. On apprenait par ailleurs, hier, que le Japon avait entammé sa campagne de pêche à la baleine, placée sous haute sécurité en raison de perturbations redoutées de la part d'écologistes. Le Japon qui prévoit de chasser 900 petits rorquals et rorquals communs, organise chaque année une telle campagne dans les mers du Sud au nom de la «recherche scientifique», une pratique tolérée alors que toute pêche à visée commerciale est interdite. Les autorités nippones ne cachent pas, toutefois, que les cétacés tués au nom de ces recherches finissent sur les étals de l'archipel.
La Polynésie touchée par le réchauffement climatique
- par Laurence_P le 13/12/2011 @ 13:24
Des îles polynésiennes menacées par la montée des eaux Dépêche AFP du 13 décembre 2001 Certaines des 118 îles de Polynésie française sont menacées de disparition en raison de la montée des eaux, ont rappelé des scientifiques de plusieurs pays, lors de l'ouverture d'un colloque sur le réchauffement climatique, lundi à Tahiti. Le colloque réunit des scientifiques de la région Pacifique, de métropole et de l'Union européenne, mais aussi des élus politiques locaux. L'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) y participent. Les 118 îles de Polynésie française sont réparties sur une surface comparable à l'Europe, dans le sud de l'océan Pacifique. Leurs 270.000 habitants seront touchés, probablement avant la fin du siècle, par la montée des eaux. Celle-ci est évaluée à environ 50 centimètres d'ici à 2100, en estimation basse, si le réchauffement climatique ne s'accélère pas. L'archipel des Tuamotu, où les atolls culminent souvent à un ou deux mètres au-dessus de la surface de l'océan, pourrait être rayé de la carte. Mais les îles hautes, les plus peuplées, comme Tahiti, Moorea, Raiatea ou Bora Bora, seraient aussi très affectées par une hausse du niveau de l'océan de plusieurs dizaines de centimètres. Leurs infrastructures, comme les ports, les aéroports, les routes et les bâtiments scolaires, sont situées sur le littoral, où sont aussi concentrées les populations. "La sécurité civile et la sécurité alimentaire sont en jeu, et nous préparons un plan climatique, que nous déposerons au sommet Rio +20, en juin 2012" a déclaré à l'AFP Jacky Bryant, le ministre de l'Environnement de la Polynésie française. "Le déplacement des populations est une piste tout à fait sérieuse de ce plan". "Ce que je reproche aux grands pays industrialisés, c'est qu'ils ont les moyens, et qu'ils ne font rien, alors qu'ils sont la cause majeure du changement climatique", a regretté Félix Barsinas, maire de Tahuata, petite île de l'archipel des Marquises. "Il est encore temps d'agir sur le développement du littoral", affirme le chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Idri) Alexandre Magnan. "Le vrai problème, c'est que ces questions de changement climatique se posent sur des temps assez longs, alors que les politiques d'aménagement, elles, sont des questions d'aujourd'hui". A Tuvalu, autre île du Pacifique, les produits agricoles sont déjà devenus impropres à la consommation en raison de la salinité qui touche les terres.
Des fonds marins bien bruyants
- par Laurence_P le 08/12/2011 @ 11:23
Le tintamarre en mer, enfer des mammifères Dépêche AFP, 6 décembre 2012 Trafic maritime, prospection pétrolière, parcs éoliens offshore... N'en déplaise au commandant Cousteau et aux espèces qui y vivent, l'océan n'est pas le monde du silence. Bien au contraire, les fonds marins sont de plus en plus bruyants: du fait des activités humaines, l'intensité sonore y a augmenté de 20 décibels ces 50 dernières années. Avec des conséquences néfastes pour la faune. "Le son est à la base des communications des cétacés, c'est ce qui leur permet de percevoir leur environnement. Entendre est aussi important pour eux que voir l'est pour nous", explique Mark Simmonds, responsable scientifique de la Société pour la conservation des dauphins et des baleines (WDCS). "S'il y a trop de bruit environnant, ils peinent à communiquer", a-t-il dit à l'AFP, en marge d'une récente conférence internationale sur les espèces migratrices à Bergen (Norvège). Un problème moins anodin qu'il n'y paraît car ce "brouillard" acoustique perturbe l'aptitude des cétacés --normalement souvent capables de communiquer à plusieurs dizaines de kilomètres de distance-- à s'orienter, se nourrir ou encore se reproduire. Le seul trafic de petits bateaux peut réduire de 26% la portée des sons émis par les grands dauphins et même de 58% celle des baleines pilotes. Pour Nicolas Entrup, un représentant des ONG Ocean Care et NRDC, la mer est en passe de devenir pour les cétacés ce qu'une discothèque est à l'homme, "un endroit où on peut rester un instant mais où l'on ne pourrait pas vivre". "Imaginez une situation où, pour parler avec votre famille, vous êtes obligé de crier en permanence", dit-il. - Les éoliennes perturbent les cétacés - Les océans étant vastes, les espèces importunées peuvent certes se déplacer mais encore leur faut-il trouver un nouvel habitat adapté. Le problème est particulièrement aigu dans l'Arctique où, recul de la banquise aidant, l'homme laisse une empreinte sonore grandissante: nouvelles routes maritimes, prospection pétrolière... "Prenez le narval par exemple", dit M. Simmonds. "Il a un habitat très limité sous les glaces marines. Il est très adapté à cet environnement froid. Quand ce sera vraiment trop bruyant, où ira-t-il ?". Même problème dans le Grand Nord canadien pour le béluga, un mammifère marin migrateur extrêmement sensible au bruit. Comment ces animaux capables de détecter des navires à une trentaine de km à la ronde pourront-ils continuer leurs migrations dans les eaux étroites entourant l'île de Baffin alors qu'un important projet minier risque d'y engendrer une forte augmentation du trafic maritime ? "Nous ne savons tout simplement pas comment certaines espèces vont s'adapter ni même si elles vont s'adapter tout court", souligne M. Simmonds. Dans certains cas, le vacarme des hommes peut être fatal. Les exercices militaires impliquant des sonars anti-sous-marins sont ainsi mis en cause dans l'échouage en masse de baleines: aux Canaries en 2002, une quinzaine de baleines à bec ont ainsi payé de leur vie des manoeuvres de l'Otan. "Comme on est dans le domaine militaire, aucune information transparente n'est disponible et on en sait finalement très peu sur la vraie étendue du problème", déplore Nicolas Entrup. Autre menace: les campagnes sismiques qui consistent, à l'aide de canons à air, à projeter des ondes contre les fonds sous-marins pour y déceler des hydrocarbures. Une campagne conduite il y a quelques années sur la côte nord-est américaine a ainsi littéralement réduit au silence les rorquals communs --une espèce menacée-- pendant toute la durée des tirs dans une zone peut-être aussi grande que l'Alaska. Le souci de l'écologie peut avoir des conséquences néfastes comme avec, par exemple, la construction de champs toujours plus vastes d'éoliennes toujours plus grosses, nécessitant le "battage" de pieux au fond de la mer avec un marteau hydraulique.
Bientôt des permis d'exploitation des fonds marins
- par Laurence_P le 08/12/2011 @ 11:16
Agence France Presse, le 6 décembre 2012
Exploration des grands fonds marins : "pas de redite des gaz de schiste", selon la ministre de l'Ecologie La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (dite NKM) a assuré mardi que le dépôt d'un permis d'exploration sur les grands fonds marins n'était "pas la redite de l'aventure gaz de schiste" qui a conduit à abroger les permis d'exploration d'hydrocarbures par la méthode controversée de fracturation hydraulique, accusée de polluer les sous-sols. "Je le redis solennellement (...) ce n'est pas la redite de l'aventure gaz de schiste avec un projet sans se poser avant la question de la préoccupation environnementale, non c'est le contraire", a-t-elle déclaré à des journalistes à l'issue d'un colloque sur la biodiversité dans les régions d'Outre-mer. Le 30 novembre, la ministre avait annoncé à Dunkerque que le gouvernement allait déposer prochainement "une demande de permis d'exploration auprès de l'autorité des grands fonds marins dans l'Atlantique". Sans préciser les projets, la ministre a rappelé qu'il "y a en ce moment une course pour déposer des tels permis d'exploration pour l'exploration et la connaissance". "De notre côté c'est très clair qu'il s'agit de permis d'exploration et dans une perspective de développement durable", a-t-elle ajouté en soulignant que les projets se feront "de manière très transparente avec les associations". Fin novembre, NKM avait cité l'exemple d'une campagne française menée fin 2010 dans les eaux de Wallis-et-Futuna (Pacifique Sud), qui a "révélé tout le potentiel de ces grands fonds, en terres rares et en métaux divers". Le réseau France Nature Environnement (FNE) a, lui, réitéré son opposition à toute exploitation des grands fonds marins pour des hydrocarbures. "Il faut que la catastrophe de Deepwater Horizon (marée noire en avril 2010 dans le Golfe du Mexique) nous serve de leçon", a indiqué son porte-parole Benoît Hartmann à l'AFP. En revanche FNE n'est pas opposé à l'exploitation de SMS (Seaflore massive Sulfides), des concrétions de nickel surgissant de la croûte terrestre au fond des océans. "Comme ces ressources minérales sont devenues rares à la surface de la terrre, elles deviennent rentables à exploiter en profondeur des mers et actuellement la France, le Japon et les Etats-Unis sont pratiquement les seuls à pouvoir les exploiter (...) en raclant les surfaces au fond des océans", a-t-il ajouté.
Des requins à la Réunion. Le Parisien. 20/09/2011
- par Laurence_P le 16/10/2011 @ 17:14
Nouvelle attaque de requin à la Réunion
Le Parisien le mardi 20 septembre 2011
Un ancien champion de bodyboard a été attaqué par un requin sur une plage de la Réunion le lundi 19 septembre. Son corps n’a pas été retrouvé. C’est la quatrième attaque depuis le début de l’année dans cette île de l’océan Indien. Sur place, certains demandent l’installation de filets antirequins.
(Article du Parisien " Nouvelle attaque de requin à la réunion")
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